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France

Assurance-vie : le placement préféré des Français

L’assurance-vie est le placement préféré des Français, avec environ 2 107 milliards d’euros d’encours. Malgré son nom, c’est surtout une enveloppe d’épargne et d’investissement fiscalement avantageuse, et non une assurance contre l’invalidité ni une simple assurance décès. Bien la comprendre est indispensable pour vous constituer un patrimoine en France.

Qu’est-ce que l’assurance-vie ?

L’assurance-vie est une enveloppe d’investissement à la fiscalité avantageuse offered by insurance companies in France. Think of it as a wrapper around your investments: you deposit money into the contract, choose how to invest it, and benefit from special tax treatment on your gains.

The name is misleading. Unlike what "life insurance" suggests in English, assurance-vie in France is primarily a savings and investment product. While it does include a minor insurance component (a beneficiary clause for when you pass away), the vast majority of people use it to faire fructifier leur argent de leur vivant.

Une distinction importante

Assurance-vie is an investment wrapper. It is not the same product as assurance décès, assurance obsèques, or disability / income-protection insurance. The naming creates constant confusion in France, so it is worth stating explicitly. (source officielle).

Principales caractéristiques

Aucun plafond de versement

Vous pouvez investir autant que vous le souhaitez. Les versements ne sont soumis à aucun plafond annuel.

Plusieurs contrats autorisés

Vous pouvez ouvrir autant de contrats d'assurance-vie que vous le souhaitez, avec différents assureurs.

Retirez votre argent à tout moment

Votre argent n’est jamais bloqué. Vous pouvez effectuer un rachat partiel ou total quand vous en avez besoin. La fiscalité dépend de l’ancienneté du contrat.

Gains imposés uniquement lors d’un rachat

Tant que votre argent reste dans le contrat, les arbitrages ne déclenchent pas d’imposition des gains. Vous ne payez l’impôt qu’au moment d’un rachat.

Puissant outil de transmission

Avec une clause bénéficiaire valable, les primes versées avant 70 ans peuvent profiter d’un abattement allant jusqu’à 152 500 euros par bénéficiaire, hors droits de succession ordinaires.

Le report d’imposition, la fiscalité favorable après 8 ans et les avantages successoraux font de l’assurance-vie un pilier des finances personnelles en France. En ouvrir une tôt, même avec une petite somme, est l’une des décisions financières les plus utiles que vous puissiez prendre.

Fonds euros ou unités de compte

Dans votre assurance-vie, vous choisissez entre deux types de supports d’investissement. C’est la décision la plus importante pour votre contrat.

Fonds euros (fonds garanti)

  • Capital garanti par l'assureur
  • Rendement stable et prévisible
  • Aucun risque de perte (net des frais)
  • Rendements inférieurs (habituellement de 2 à 4 % ces dernières années)
  • Prélèvements sociaux (17,2 %) prélevés chaque année sur les gains

Unités de compte (UC)

  • Potentiel de rendement à long terme plus élevé
  • Accès aux actions, obligations, ETF, immobilier (SCPI)
  • Prélèvements sociaux uniquement lors d’un rachat
  • Pas de garantie de capital (la valeur fluctue)
  • Nécessite un horizon temporel plus long

Comment fonctionnent les fonds euros

Les fonds euros sont gérés par l’assureur. Votre capital est garanti, net de frais de gestion : vous ne pouvez donc pas perdre votre versement initial après déduction de ces frais. L’assureur investit surtout en obligations d’État et d’entreprises, avec une petite part d’immobilier et d’actions. Chaque année, il sert un taux de participation aux bénéfices, définitivement acquis au contrat.

Rendements habituels ces dernières années2 à 4 % par an

Après plusieurs années de taux bas, autour de 1 à 1,5 %, le rendement des fonds euros a rebondi avec la hausse des taux d’intérêt. Certains des meilleurs contrats servent désormais 3 à 4 %, voire davantage, notamment grâce à des bonus accordés si vous placez une partie du contrat en unités de compte.

Comment fonctionnent les unités de compte

Les unités de compte sont des supports d’investissement exposés aux marchés et accessibles dans votre assurance-vie. L’assureur ne garantit pas le capital. Votre argent peut être investi dans les supports suivants :

Fonds d'actions et ETF

Exposition aux marchés actions grâce à des fonds gérés activement ou à des ETF indiciels peu coûteux. Les meilleurs contrats en ligne proposent désormais un large choix d’ETF, par exemple MSCI World, S&P 500 et marchés émergents.

Fonds obligataires

Fonds d’obligations d’État et d’entreprises, pour une allocation plus prudente ou pour diversifier.

Immobilier (SCPI / SCI / OPCI)

Fonds immobiliers accessibles dans une assurance-vie. Les SCPI, sociétés civiles de placement immobilier, sont populaires, mais restent des placements de long terme chargés en frais. Selon le support, elles comportent aussi un risque de marché et de liquidité.

La bonne approche : combinez les deux

La plupart des conseillers recommandent une gestion diversifiée : des fonds euros pour la stabilité et des unités de compte pour rechercher du rendement. À 30 ans, avec un horizon supérieur à 15 ans, une première répartition pourrait être de 20 à 30 % en fonds euros et de 70 à 80 % en unités de compte, surtout en ETF peu coûteux. À l’approche de votre objectif, augmentez progressivement la part en fonds euros pour protéger le capital. La bonne répartition dépend de votre tolérance au risque, de votre horizon et de vos objectifs.

Le mode de gestion compte autant que l’enveloppe

Une assurance-vie peut être gérée en gestion libre, en gestion pilotée ou sous mandat. L’enveloppe ne suffit pas à dire si le contrat est peu coûteux ou performant. La gestion sous mandat peut ajouter ses propres frais à ceux de l’assureur et des supports. Comparez donc le coût total, pas seulement l’avantage fiscal.

Avantages fiscaux : la règle des 8 ans

C’est sa fiscalité qui rend l’assurance-vie si attrayante. Retenez deux principes : seuls les gains compris dans un rachat sont imposés, et le taux d’impôt sur le revenu baisse nettement après 8 ans.

Tant que votre argent reste dans le contrat

Tant que vous n’effectuez aucun rachat, il n’y a pas d'impôt sur les gains. Vos placements peuvent fructifier, vous pouvez passer d’un support à un autre par arbitrage et réinvestir les dividendes, sans déclencher d’imposition. C’est un avantage majeur par rapport à un compte-titres ordinaire (CTO), où la vente d’une position entraîne l’imposition de la plus-value.

Seule exception : les prélèvements sociaux de 17,2 % sont prélevés chaque année sur les gains des fonds euros. Pour les unités de compte, ils ne sont dus que lors d’un rachat.

Fiscalité en cas de rachat

Lors d’un rachat, seule la partie des gains de votre rachat est imposable, pas le capital que vous avez versé. Le taux dépend de l’ancienneté du contrat.

Avant 8 ans
30 %
PFU (prélèvement forfaitaire unique) : 12,8 % d’impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux

Aussi appelé "flat tax". Il s'agit du taux appliqué par défaut pour tous les gains retirés d'un contrat de moins de 8 ans.

Après 8 ans
7,5 % / 12,8 % + 17,2 %
7,5 % d’impôt sur le revenu jusqu’à 150 000 euros de primes, 12,8 % au-delà, auxquels s’ajoutent les prélèvements sociaux

S’y ajoute un abattement annuel sur les gains. C’est ce régime fiscal favorable qui donne tout son intérêt à l’assurance-vie.

L'abattement annuel (après 8 ans)

Personne seule4 600 euros par an

Abattement sur les gains compris dans les rachats de contrats de plus de 8 ans.

Couple soumis à imposition commune9 200 euros par an

Partagé entre tous les contrats d’assurance-vie détenus par le couple.

Chaque année, vous pouvez donc effectuer des rachats dont la part de gains atteint 4 600 euros, ou 9 200 euros pour un couple, sans payer d’impôt sur le revenu. Seuls les gains au-delà de cet abattement subissent la fiscalité applicable après 8 ans. En planifiant vos rachats, vous pouvez récupérer des sommes importantes au fil du temps avec très peu d’impôt.

Exemple pratique

Vous détenez une assurance-vie depuis 10 ans. Vous y avez versé 50 000 euros et accumulé 20 000 euros de gains, soit une valeur totale de 70 000 euros. Vous effectuez un rachat de 14 000 euros.

Montant du rachat14 000 euros
Part de gains comprise dans le rachat (20/70 × 14 000)4 000 euros
Abattement annuel (personne seule)4 600 euros
Impôt dû0 euros

Comme la part des gains (4 000 euros) est inférieure à l'abattement de 4 600 euros, l'intégralité du retrait est exonérée d'impôt. C'est pourquoi la règle de 8 ans est si précieuse pour les retraits progressifs.

Les prélèvements sociaux s'appliquent toujours

Les prélèvements sociaux de 17,2 % s’appliquent toujours aux gains, quelle que soit l’ancienneté du contrat. La règle des 8 ans réduit seulement l’impôt sur le revenu, de 12,8 % à 7,5 %. Pour les fonds euros, l’assureur prélève les cotisations sociales chaque année lors de l’inscription des gains. Pour les unités de compte, il les prélève seulement lors d’un rachat.

À retenir : ouvrez votre assurance-vie dès que possible, même avec un petit versement. 100 euros suffisent. Vous lancez ainsi le compteur fiscal des 8 ans. Vous pourrez verser davantage plus tard : l’ancienneté part de la date d’ouverture du contrat, pas de celle des versements suivants.

Transmission : l’avantage successoral

Beyond investment and tax benefits, assurance-vie is one of France's most powerful estate planning tools. The beneficiary clause can allow you to pass on wealth outside the standard inheritance rules, with very generous tax allowances. But this only works properly if the clause is present, up to date, and drafted in line with what you actually want. (source officielle).

Plus avantageux

Primes versées avant l'âge de 70 ans (article 990 I)

Pour toutes les primes versées sur l’assurance-vie avant les 70 ans de l’assuré, les règles suivantes s’appliquent au décès :

Abattement par bénéficiaire152 500 euros

Chaque bénéficiaire désigné peut recevoir jusqu’à 152 500 euros sous ce régime, à condition de respecter les règles liées à la clause bénéficiaire et aux primes versées avant 70 ans.

Entre 152 500 et 852 500 eurosImposition à 20 %

Un taux forfaitaire de 20 % sur la part comprise entre 152 500 et 852 500 euros par bénéficiaire.

Plus de 852 500 eurosImposition à 31,25 %

31,25 % sur la part supérieure à 852 500 euros par bénéficiaire.

Cet abattement s’ajoute à ceux des droits de succession ordinaires. Par exemple, un parent peut déjà transmettre 100 000 euros à chaque enfant sans droits de succession. L’abattement de 152 500 euros propre à l’assurance-vie vient en plus. Désigner plusieurs bénéficiaires permet de le multiplier.

Primes versées après 70 ans (article 757 B)

Pour les primes versées après l'âge de 70 ans, les règles sont moins généreuses mais offrent toujours des avantages :

Abattement partagé30 500 euros

Un abattement unique de 30 500 euros, partagé entre tous les bénéficiaires et tous les contrats. C’est bien moins avantageux que pour les primes versées avant 70 ans.

Au-delà de l’abattementBarème ordinaire des droits de succession

Les primes au-delà de 30 500 euros sont soumises aux droits de succession ordinaires, selon le lien de parenté entre l’assuré et le bénéficiaire.

Les gains de placement sont exonérésExonéré d’impôt

Seules les primes versées après 70 ans entrent dans l’abattement de 30 500 euros. Les gains produits par ces primes sont transmis aux bénéficiaires sans droits de succession.

Conséquence stratégique

L’écart entre les règles applicables avant et après 70 ans est considérable. Vous avez donc intérêt à alimenter autant que possible votre assurance-vie avant votre 70e anniversaire. Pour transmettre, l’abattement de 152 500 euros par bénéficiaire, le régime distinct des droits de succession ordinaires et la liberté de désigner toute personne, même non héritière, rendent l’assurance-vie très efficace. Encore faut-il tenir la clause bénéficiaire à jour.

Comment choisir une assurance-vie

Tous les contrats d’assurance-vie ne se valent pas. Sur toute une vie d’investissement, l’écart de frais et de choix de supports entre un bon contrat en ligne et un contrat bancaire médiocre peut vous coûter des dizaines de milliers d’euros.

1

Frais de gestion des unités de compte (UC)

Ce sont les frais de gestion annuels prélevés par l’assureur sur vos unités de compte. Les meilleurs contrats en ligne facturent environ 0,5 à 0,6 % par an, contre souvent 0,8 à 1,0 % pour les contrats bancaires traditionnels. Sur plusieurs décennies, cet écart pèse lourd.

2

Frais d’entrée (frais sur versement)

Certains contrats prélèvent des frais sur chacun de vos versements. Les contrats en ligne facturent généralement 0 %. Les contrats bancaires peuvent prélever 2 à 3 % par versement : cet argent est perdu avant même d’être investi. Refusez les frais sur versement chaque fois que vous le pouvez.

3

Gamme d’ETF et d’unités de compte

Les meilleurs contrats proposent un large choix d’ETF peu coûteux, par exemple MSCI World, S&P 500, marchés émergents et obligations. Certains contrats anciens ou distribués en banque ne proposent que des fonds actifs coûteux. Vérifiez que le contrat donne accès aux supports dans lesquels vous souhaitez vraiment investir.

4

Rendement des fonds euros

Si vous comptez placer une partie de votre contrat en fonds euros, comparez leurs rendements passés. Les meilleurs dépassent régulièrement la moyenne. Certains assureurs proposent aussi un bonus si vous conservez une part minimale en unités de compte.

5

Gestion en ligne et expérience utilisateur

Pouvez-vous tout gérer en ligne ? Pouvez-vous effectuer facilement des versements, des rachats et des arbitrages ? Les meilleurs courtiers en ligne proposent des interfaces claires et modernes. Certains contrats traditionnels imposent encore des formulaires papier pour des opérations courantes.

Contrats en ligne ou contrats bancaires

Courtiers en ligne

Linxea, Lucya Cardif, Boursorama Vie et autres contrats conçus pour être gérés en ligne.

Frais d'entrée0 %
Frais de gestion des unités de compte0,5-0,6 % par an
Sélection ETFLarge gamme
Contrats bancaires traditionnels

Contrats proposés en agence bancaire par des conseillers, souvent pour le compte d’assureurs partenaires.

Frais d'entréeSouvent 2 à 3 %
Frais de gestion des unités de compte0,8 à 1,0 % par an
Sélection ETFLimitée

Les frais et les offres évoluent. Avant d’ouvrir un contrat, vérifiez toujours les tarifs en vigueur sur le site de chaque assureur ou distributeur.

La différence de coût réel sur 20 ans

10 000 euros investis chaque année pendant 20 ans en unités de compte, avec un rendement brut supposé de 7 % :

Contrat en ligne (0,5 % de frais annuels, 0 % sur les versements)
~373 000 euros
Total des frais payés : environ 27 000 euros
Contrat bancaire (1,0 % de frais annuels, 2 % sur les versements)
~316 000 euros
Total des frais payés : environ 84 000 euros

The difference: approximately 57 000 euros perdus en frais supplémentaires over 20 years. Over 30 years, the gap widens even further thanks to capitalisation.

Assurance-vie, PEA ou CTO : quelle place dans votre stratégie ?

La France propose plusieurs enveloppes d’investissement, chacune avec sa fiscalité. Pour bâtir une bonne stratégie, vous devez comprendre la place de l’assurance-vie aux côtés du PEA, le plan d’épargne en actions, et du CTO, le compte-titres ordinaire.

Assurance-vie, PEA ou CTO

Assurance-viePEACTO
Idéal pourMoyen et long terme, transmissionInvestissements en actions à long termeSouplesse, actions internationales
Impôt sur les gains30 % avant 8 ans, puis abattement + 7,5 %/12,8 % IR17,2 % seulement (après 5 ans)PFU de 30 %
Plafond des versementsIllimité150 000 eurosIllimité
Investissements éligiblesFonds euros, UC (ETF, obligations, SCPI)Actions et fonds domiciliés dans l’Union européenneTout
Souplesse des rachatsÀ tout moment (fiscalité variable)Avant 5 ans = clôtureÀ tout moment
TransmissionExcellent, sous réserve des règles liées aux 70 ans de l’assuré et à la clause bénéficiaireRègles ordinairesRègles ordinaires

L'ordre optimal pour la plupart des gens

1

Ouvrez une assurance-vie sans attendre avec un petit versement pour lancer le compteur fiscal des 8 ans. Même 100 euros suffisent.

2

Remplissez d’abord le PEA pour investir en actions. Après 5 ans, les gains ne supportent que 17,2 % de prélèvements sociaux, sans impôt sur le revenu. C’est la fiscalité la plus favorable en France pour investir en Bourse. Le plafond de versement de 150 000 euros suffit à la plupart des investisseurs.

3

Alimentez l’assurance-vie pour les projets à moyen terme, une allocation défensive en fonds euros, l’immobilier via des SCPI et la transmission.

4

Utiliser un CTO pour les titres que le PEA et l’assurance-vie ne peuvent pas accueillir, comme certaines actions américaines ou certains ETF internationaux, ou une fois le plafond de versement du PEA atteint.

The PEA offers better tax treatment for pure equity investing (17.2% social charges only, versus the assurance-vie post-8-year regime once the allowance is used). But assurance-vie wins on flexibility, investment breadth (fonds euros, SCPI, bonds), and estate planning. Pour beaucoup d’investisseurs en France, combiner les deux est pertinent.

Pièges à éviter

Bien utilisée, l’assurance-vie est un excellent placement. Mais certaines erreurs courantes peuvent sérieusement rogner votre rendement.

Piège 1 : ouvrir un contrat bancaire trop cher

C’est l’erreur la plus fréquente et la plus coûteuse. Beaucoup ouvrent l’assurance-vie recommandée par leur conseiller bancaire. Ces contrats prélèvent généralement 2 à 3 % sur chaque versement, puis 0,8 à 1,0 % par an sur les unités de compte. Sur 20 ans, la facture dépasse de plusieurs dizaines de milliers d’euros celle d’un contrat en ligne comparable. Le conseiller touche une commission sur ces frais : voilà pourquoi il recommande le produit maison.

Piège 2 : rester à 100 % en fonds euros quand vous êtes jeune

Les fonds euros sont sûrs, mais leur rendement reste limité. Si vous avez entre 25 et 40 ans et un horizon de 15 à 30 ans, tout placer en fonds euros vous prive du potentiel de rendement supérieur des actions. Avec autant de temps devant vous, vous pouvez absorber la volatilité à court terme. Une allocation de 100 % en fonds euros peut convenir à une épargne de précaution ou à un projet proche, pas à la constitution d’un patrimoine à long terme.

Piège 3 : lancer trop tard le compteur fiscal des 8 ans

Le compteur fiscal des 8 ans démarre à l’ouverture du contrat, pas lors de votre plus gros versement. Beaucoup attendent d’avoir une somme importante avant d’ouvrir une assurance-vie. C’est une erreur. Ouvrez-la au plus tôt, même avec seulement 100 euros. Huit ans plus tard, quand la fiscalité avantageuse vous sera utile, votre contrat aura déjà l’ancienneté requise.

Piège 4 : Investir dans des fonds coûteux gérés activement

Many assurance-vie contracts, especially bank-distributed ones, steer you toward actively managed funds with 1.5-2.5% annual fees on top of the contract management fees. Combined with the contract's own fees, your total cost can reach 2.5-3.5% per year, which destroys long-term returns. Prefer low-cost ETF (0.1-0.3% per year) available in the best online contracts.

Piège 5 : négliger la clause bénéficiaire

Dans beaucoup de contrats, la clause bénéficiaire par défaut reste générique : « mon conjoint, à défaut mes enfants, à défaut mes héritiers ». Elle peut ne pas correspondre à vos volontés et créer des complications. Rédigez une clause précise et mettez-la à jour si votre situation change, par exemple après un mariage, une naissance ou un divorce. C’est essentiel, car le capital de l’assurance-vie est en principe transmis hors succession.

Comment Boring Money vous aide à gérer votre assurance-vie

Votre assurance-vie représente une part importante de votre patrimoine. Boring Money vous aide à la suivre avec tous vos autres actifs :

  • Suivez votre assurance-vie comme un placement. Add your assurance-vie contracts as investments in Boring Money. See the current value and track growth over time as part of your total portfolio. Your assurance-vie is included in your patrimoine net alongside your PEA, CTO, and liquid assets.
  • Optimisez vos économies pour investir davantage. By tracking your taux d'épargne and setting budgets, you can identify how much room you have to fund your assurance-vie and PEA each month. Every euro invested early benefits from capitalisation.
  • Visualisez l’ensemble de votre situation financière. Your dashboard shows liquid assets, investments (including assurance-vie and PEA), and liabilities. Watch your patrimoine net grow over time. Having everything in one place makes it easier to make informed decisions about where to allocate your next euro.

Suivez votre assurance-vie, votre PEA et l’ensemble de votre patrimoine au même endroit.

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Questions fréquentes

Qu’est-ce que l’assurance-vie ?

L’assurance-vie est l’enveloppe d’épargne et d’investissement à la fiscalité avantageuse la plus répandue en France. Malgré son nom, elle sert d’abord à épargner et à investir. Ce n’est ni une assurance invalidité ni une assurance décès. Vous versez de l’argent sur le contrat, puis choisissez vos supports : fonds euros garantis, unités de compte exposées aux marchés, ou un mélange des deux. Vous profitez d’une fiscalité favorable sur les gains, surtout après 8 ans, et d’atouts importants pour transmettre un capital grâce à la clause bénéficiaire. Les versements ne sont pas plafonnés et vous pouvez détenir plusieurs contrats.

Quels sont les avantages fiscaux de l’assurance-vie après 8 ans ?

À partir du huitième anniversaire de votre contrat, vous profitez d’un taux d’imposition réduit et d’un abattement annuel sur la part de gains comprise dans vos rachats. Cet abattement atteint 4 600 euros pour une personne seule et 9 200 euros pour un couple soumis à imposition commune. Au-delà, le taux d’impôt sur le revenu est de 7,5 % pour les gains correspondant à des primes versées n’excédant pas 150 000 euros, puis de 12,8 %, auxquels s’ajoutent 17,2 % de prélèvements sociaux. Avant 8 ans, le PFU est de 30 %. Tant que l’argent reste dans le contrat, les gains ne sont pas imposés. L’ancienneté fiscale court dès l’ouverture, et non à chaque versement. Il est donc souvent judicieux d’ouvrir tôt, même avec une petite somme.

Faut-il choisir les fonds euros ou les unités de compte ?

Tout dépend de votre horizon de placement et de votre tolérance au risque. Les fonds euros garantissent le capital et offrent des rendements stables, généralement de 2 à 4 % ces dernières années. Ils conviennent aux projets proches et à la part prudente de votre allocation. Les unités de compte sont exposées aux marchés, notamment aux actions, obligations, ETF et à l’immobilier. Elles ne garantissent pas le capital, mais offrent un meilleur potentiel de rendement à long terme. Une combinaison des deux convient à la plupart des épargnants. En règle générale, plus votre horizon est long, plus la part d’unités de compte peut être élevée. À 30 ans, pour préparer votre retraite, vous pourriez par exemple placer 70 à 80 % en unités de compte, surtout en ETF peu coûteux, et 20 à 30 % en fonds euros. Pour un achat prévu dans 2 ou 3 ans, privilégiez nettement les fonds euros.

Puis-je retirer de l’argent de mon assurance-vie à tout moment ?

Oui. L’assurance-vie n’est pas bloquée. Vous pouvez effectuer un rachat partiel ou total quand vous le souhaitez. Avec un rachat partiel, vous ne prenez que la somme nécessaire et conservez le contrat ainsi que son ancienneté fiscale. Seule la fiscalité change : avant 8 ans, les gains compris dans le rachat sont soumis au PFU de 30 %. Après 8 ans, ils profitent d’un taux réduit et d’un abattement annuel. Aucun frais de pénalité ne s’applique au rachat.

Sources officielles

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